3
Nouvelles, nouvelle. "La Marquise Masquée"
Posted by Cally Méreaux
on
04:28:00
Me revoici. Après un petit ressoursage sur Tours durant une dizaine de jours, une petite grippe et finalement l'obtention de mon permis (oh joie, bonheur et tout le tralala), me revoila plus en forme que jamais!
Je me suis remise à l'écriture, poésies, chansons et en ce moment plus particulièrement "nouvelle". Il faut croire que l'idée de gagner mon indépendance au moyen d'une voiture me pesait plus que je ne l'aurais imaginé! ^.^
Voici donc tidisuite un extrait/essai de la "Marquise Masquée", que je remanierais en temps voulu, mais l'idée est là.
Un petit "PS" en passant:
Je me suis remise à l'écriture, poésies, chansons et en ce moment plus particulièrement "nouvelle". Il faut croire que l'idée de gagner mon indépendance au moyen d'une voiture me pesait plus que je ne l'aurais imaginé! ^.^
Voici donc tidisuite un extrait/essai de la "Marquise Masquée", que je remanierais en temps voulu, mais l'idée est là.
La Marquise Masquée...
Singulier objet. Symbole d'une figure, d'un personnage. Un masque en soit, n'a jamais été rien de plus qu'un leurre. Un faciès mensonger. Mais son masque... Plus qu'un mensonge, il dissimulait... Son masque était la porte verrouillée du mystère qui entourait son âme.
Et l'âme ne se reflète jamais que dans le regard que l'on porte sur le monde, non dans l'expression d'un visage...
C'est pourquoi, bien des années auparavant, elle prît la décision de se faire fabriquer celui-ci en prenant bien soin de demander à ce que les perles de sa vérité soient tout autant dissimulé que la partie supérieur de son minois. Ainsi son masque possédait cette si fameuse particularité au niveau des fentes pour les yeux. Sur les ouvertures avaient été placé de fins verres teintés qui dissimulaient à quiconque l'entrée vers ses sincérités les plus pures.
D'autant qu'on disait de ses yeux qu'il était l'exacte et juste représentation de son cœur, de ses ressentis. Que chaque regard qu'elle posait sur une personne avait une teinte différente selon l'humeur qu'elle ressentait pour la concernée.
D'autres rumeurs assuraient même que ses yeux pouvaient révéler le parfum d'une aura étrangère sans plus de fausses notes, encore fallait-il savoir en traduire les délicates nuances...
Mais pour elle, tout cela n'était que légende.
Bien qu'elle ne se fut jamais regardé dans un miroir à l'instant où elle posait ses yeux sur un inconnu, elle avait toujours été persuadée que ces prunelles ne révélaient rien de plus que ce qu'elle ressentait elle-même.
Et sans faire preuve d'un manque de confiance à l'égard de ces impressions premières, elle préférait se fier à d'autres choses que ces instincts primaires les plus impulsifs. En fait, tout ce tapage au sujet de deux détails de son apparence physique commençât rapidement à l'embarrasser.
Au fil des années, cela devint presque une obsession. Elle s'assura de toujours garder une longueur d'avance en matière d'esprit, quitte à ne plus écouter ce dont l'innocence lui avait fait présent. Elle devint de plus en plus pudique quand à cette exhibitionnisme involontaire de ces émotions à vifs.
Et c'est vers l'âge de 11 ans qu'elle se résolut à vivre masqué; souhaitant garder au maximum le contrôle sur ces expressions... Des faiblesses, rien de plus.
La vie et les relations humaines n'étant en elles-même que parties de poker, elle voulait pouvoir garder un visage neutre et une répartie à toute épreuve. Deux qualités de pouvoir qu'elle s'évertua donc à aiguiser alors que les printemps se succédaient, et que le mystère autour de sa personne s'accentuait.
En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, elle était devenu un mythe dans la région. Une de ces histoires de conte de fées moderne que l'on narre aux petits enfants en y peignant pour chaque foyer une morale différente. Ainsi naquit...
- Ah! Mais presse-toi un peu Séphiroth! Je te signale que nous avons déjà plus de trois quart d'heure de retard!
Alors qu'il finissait d'une main de fermer les derniers boutons de sa chemise en soie, l'homme attrapa sur le porte manteau, un chapeau et une cape de velours sous le regard réprobateur de sa sœur aînée.
- Ce genre de festivité ne se termine pas avant les premières lueurs de l'aube de toute manière, énonça-t-il de sa voix la plus claire et assurée en ajustant tranquillement son col. Tu as vu mes lunettes?
Soupirant et grommelant, la femme en robe du soir attrapa les verres sur le buffet du salon et les tendit à Séphiroth:
- Des lunettes, non mais vraiment... Tu ferais mieux de prendre un masque! Grogna-t-elle.
- Un masque! Ah! J'ai longuement hésité entre ces lunettes noires et un masque de chirurgien, mais jamais l'idée d'aller à un bal masqué avec un masque de carnaval ne m'aurait effleurer l'esprit Sathy, répondit-il avec amusement.
Dans un énième soupir exaspéré, la belle au regard de braise réajusta ses gants et descendit les marches du perron sans plus de patience pour monter dans son carrosse royale. Mirant toujours son reflet dans la glace du hall, son jeune frère prenait des poses de plus en plus stupide en riant sous cape. Il pouvait parfaitement comprendre les ambitions de sa sœur au sujet de ce bal; après tout elle entamait déjà sa vingtaine, et n'avait toujours ni mari, ni réel statut dans cette société; mais lui commençait déjà à se lasser de devoir l'y accompagner à chaque fois.
Il considérait ces soirées qui réunissaient les nouveaux riches et la vieille noblesse de l'entourage du califat comme une belle farce à la Molière. C'était plutôt amusant les premières fois, et malgré une écriture irréprochable dans les impro-scénarios, il fallait bien admettre que la qualité de jeux des comédiens étaient tout à fait déplorable, ce qui finissait rapidement par devenir lassant. D'autant qu'il ne lui était plus permis d'aller dérober un peu d'alcool en cuisine pour conduire sa soirée dans l'auto-dérision:
L'imam l'avait surpris la dernière fois avec une haleine dès plus chargée, et le vieil homme avait été plus que clair dans son "avertissement"... S'il reprenait le prince dans cette fâcheuse posture, le jeune homme serait déchu de son rang d'hériter, et sa soeur, Sathyamvada, serait sans aucun doute déshonorée et dans l'incapacité de fonder un jour une famille!
C'est pourquoi au plus profond de lui-même, il espérait beaucoup de ces soirées pour sa sœur, tout en s'y rendant lui-même à reculons. Il savait que si l'un de ces imbéciles de prétendant la prenait pour femme, il pourrait à sa guise courir de déserts en déserts en déléguant ses pouvoirs à son futur beau-frère. C'en serait enfin terminé de ces obligations de futur roi. Les hurlements hystérique de sa sœur le tira de ses rêveries d'évasions.
- Séphiroth!! La Marquise Masquée n'appréciera certainement pas que le prince et la princesse du Royaume des Étoiles se fasse attendre de la sorte!
Le jeune homme courut et sauta dans le carrosse sans demander son reste.
LA SUITE 2/3, ET LA FIN 3/3 !
Et l'âme ne se reflète jamais que dans le regard que l'on porte sur le monde, non dans l'expression d'un visage...
C'est pourquoi, bien des années auparavant, elle prît la décision de se faire fabriquer celui-ci en prenant bien soin de demander à ce que les perles de sa vérité soient tout autant dissimulé que la partie supérieur de son minois. Ainsi son masque possédait cette si fameuse particularité au niveau des fentes pour les yeux. Sur les ouvertures avaient été placé de fins verres teintés qui dissimulaient à quiconque l'entrée vers ses sincérités les plus pures.
D'autant qu'on disait de ses yeux qu'il était l'exacte et juste représentation de son cœur, de ses ressentis. Que chaque regard qu'elle posait sur une personne avait une teinte différente selon l'humeur qu'elle ressentait pour la concernée.
D'autres rumeurs assuraient même que ses yeux pouvaient révéler le parfum d'une aura étrangère sans plus de fausses notes, encore fallait-il savoir en traduire les délicates nuances...
Mais pour elle, tout cela n'était que légende.
Bien qu'elle ne se fut jamais regardé dans un miroir à l'instant où elle posait ses yeux sur un inconnu, elle avait toujours été persuadée que ces prunelles ne révélaient rien de plus que ce qu'elle ressentait elle-même.
Et sans faire preuve d'un manque de confiance à l'égard de ces impressions premières, elle préférait se fier à d'autres choses que ces instincts primaires les plus impulsifs. En fait, tout ce tapage au sujet de deux détails de son apparence physique commençât rapidement à l'embarrasser.
Au fil des années, cela devint presque une obsession. Elle s'assura de toujours garder une longueur d'avance en matière d'esprit, quitte à ne plus écouter ce dont l'innocence lui avait fait présent. Elle devint de plus en plus pudique quand à cette exhibitionnisme involontaire de ces émotions à vifs.
Et c'est vers l'âge de 11 ans qu'elle se résolut à vivre masqué; souhaitant garder au maximum le contrôle sur ces expressions... Des faiblesses, rien de plus.
La vie et les relations humaines n'étant en elles-même que parties de poker, elle voulait pouvoir garder un visage neutre et une répartie à toute épreuve. Deux qualités de pouvoir qu'elle s'évertua donc à aiguiser alors que les printemps se succédaient, et que le mystère autour de sa personne s'accentuait.
En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, elle était devenu un mythe dans la région. Une de ces histoires de conte de fées moderne que l'on narre aux petits enfants en y peignant pour chaque foyer une morale différente. Ainsi naquit...
"La Marquise Masquée".
- Ah! Mais presse-toi un peu Séphiroth! Je te signale que nous avons déjà plus de trois quart d'heure de retard!
Alors qu'il finissait d'une main de fermer les derniers boutons de sa chemise en soie, l'homme attrapa sur le porte manteau, un chapeau et une cape de velours sous le regard réprobateur de sa sœur aînée.
- Ce genre de festivité ne se termine pas avant les premières lueurs de l'aube de toute manière, énonça-t-il de sa voix la plus claire et assurée en ajustant tranquillement son col. Tu as vu mes lunettes?
Soupirant et grommelant, la femme en robe du soir attrapa les verres sur le buffet du salon et les tendit à Séphiroth:
- Des lunettes, non mais vraiment... Tu ferais mieux de prendre un masque! Grogna-t-elle.
- Un masque! Ah! J'ai longuement hésité entre ces lunettes noires et un masque de chirurgien, mais jamais l'idée d'aller à un bal masqué avec un masque de carnaval ne m'aurait effleurer l'esprit Sathy, répondit-il avec amusement.
Dans un énième soupir exaspéré, la belle au regard de braise réajusta ses gants et descendit les marches du perron sans plus de patience pour monter dans son carrosse royale. Mirant toujours son reflet dans la glace du hall, son jeune frère prenait des poses de plus en plus stupide en riant sous cape. Il pouvait parfaitement comprendre les ambitions de sa sœur au sujet de ce bal; après tout elle entamait déjà sa vingtaine, et n'avait toujours ni mari, ni réel statut dans cette société; mais lui commençait déjà à se lasser de devoir l'y accompagner à chaque fois.
Il considérait ces soirées qui réunissaient les nouveaux riches et la vieille noblesse de l'entourage du califat comme une belle farce à la Molière. C'était plutôt amusant les premières fois, et malgré une écriture irréprochable dans les impro-scénarios, il fallait bien admettre que la qualité de jeux des comédiens étaient tout à fait déplorable, ce qui finissait rapidement par devenir lassant. D'autant qu'il ne lui était plus permis d'aller dérober un peu d'alcool en cuisine pour conduire sa soirée dans l'auto-dérision:
L'imam l'avait surpris la dernière fois avec une haleine dès plus chargée, et le vieil homme avait été plus que clair dans son "avertissement"... S'il reprenait le prince dans cette fâcheuse posture, le jeune homme serait déchu de son rang d'hériter, et sa soeur, Sathyamvada, serait sans aucun doute déshonorée et dans l'incapacité de fonder un jour une famille!
C'est pourquoi au plus profond de lui-même, il espérait beaucoup de ces soirées pour sa sœur, tout en s'y rendant lui-même à reculons. Il savait que si l'un de ces imbéciles de prétendant la prenait pour femme, il pourrait à sa guise courir de déserts en déserts en déléguant ses pouvoirs à son futur beau-frère. C'en serait enfin terminé de ces obligations de futur roi. Les hurlements hystérique de sa sœur le tira de ses rêveries d'évasions.
- Séphiroth!! La Marquise Masquée n'appréciera certainement pas que le prince et la princesse du Royaume des Étoiles se fasse attendre de la sorte!
Le jeune homme courut et sauta dans le carrosse sans demander son reste.
LA SUITE 2/3, ET LA FIN 3/3 !
* * *
Je m'arrête ici pour le moment, et j'essaierais de me faire violence pour publier la suite le plus rapidement possible. Mais ce sera certainement entre-coupé par une petite "compo" sans musique (ac capella donc) sur support vidéo. Envie d'enregistrer un texte qui me trotte dans la tête sur un air qu'il m'est impossible de retranscrire en notes.
En parlant de notes, voici un petit biddouillage réaliser avec une application midi de mon téléphone (si si c'est moi qui l'ai fait)!
Je me sens revivre! Et je vous souhaites à tous et toutes d'excellentes fêtes de fin d'années!
Gros bisoux!
Un petit "PS" en passant:
J'ai c'te tête là maintenant!
Pour l'anecdote j'me suis un tout p'tit peu coupé la frange toute seule (ouais ça s'voit). Et donc j'oscille entre Spoke et Mireille Mathieu...
VIVE MOI \ o / !! JE M'AIME !!












